un Poème pour une visite

Poème choisi de façon aléatoire dans notre fonds à chaque visite de cette page.

Joan. 19. v. 16-17 - in eum qui dicitur Calvarem locum

Les flâmes, du Phénix font l’illustre destin ;
C’est d’elles qu’il esclost, avant qu’avoir la plume ;
Il y finit de mesme, et d’un feu qu’il parfume
A sa noble naissance il conforme sa fin.

 

Mais si nous comparons l’origine au déclin,
Quand il dresse un bûcher qu’il faut qui le consume,
Qu’il en porte le bois, qu’il s’y met, qu’il l’allume ;
Il fait plus admirer son soir que son matin.

 

S’il est quelque Phenix, Jesus ? tu le dois estre,
C’est la flâme d’Amour qui seule t’a fait naistre,
Et ceste mesme flâme avance ton decez.

 

Tu portes ton bûcher, il te porte, il t’acable ;
Tu l’allumes d’un feu dont l’amoureux excez
Brille mieux sur la Croix, qu’il ne fit à l’Estable ;