Poème choisi de façon aléatoire dans notre fonds à chaque visite de cette page.
L’Arno
Dans l’Arno est un gémissement que nous n’entendrons pas
des autres ponts, en poussière d’azur
disparaissent ces fenêtres fabuleuses :
vous vous y appuyiez pour un rien de vos coudes pointus
mordant les abricots soudains.
Marées de sable pèsent les barques
dans la crue des ponts,
et le vent brûle les cours, agite une haute
lune sur la colline et ici en bas un regard fou
dans des yeux d’enfants.
Un souvenir vous manque, ô jeunes filles
groupées près des fontaines
entendant s’emplir les seaux et en vaines traces
votre vie : étranges, agenouillées
vous regardez le monde et peut-être souriez-vous.
